Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?
Les espèces exotiques envahissantes sont des plantes, animaux ou champignons, introduits volontairement ou involontairement, par l’homme en-dehors de leur environnement naturel. Une espèce exotique est catégorisée comme envahissante lorsqu’elle se propage trop vite et de de manière incontrôlée, n’étant plus régulées par leurs prédateurs naturels ou par les maladies de leur région d’origine.
Comment se propagent-elles ?
Les espèces exotiques envahissantes se répandent via divers canaux comme :
- Le transport international de marchandises ;
- Les déplacements humains (train, voiture, avion) ;
- Les activités telles que la pêche et les loisirs nautiques ;
- Les acquisitions humaines (achat, vente, braconnage).
Souvent sans le vouloir, l’homme participe à la propagation d’espèces exotiques envahissantes.
Pourquoi lutter contre les espèces exotiques envahissantes ?
Qu’elles soient animales ou végétales, les espèces exotiques envahissantes menacent l’équilibre de nos écosystèmes et la biodiversité locale. En se développant rapidement, elles remplacent les espèces locales, fragilisent les milieux naturels et perturbent le fonctionnement des rivières. Certaines peuvent également propager des maladies ou endommager les infrastructures agricoles et forestières. La lutte contre ces espèces représente donc un enjeu majeur pour nos régions.
Les espèces exotiques envahissantes présentes sur notre territoire
La Balsamine de l’Himalaya
En 2025, l’espèces avaient colonisé 86km de berges. Les interventions de gestion ont pu intervenir sur 66km.
La Berce du Caucase
En 2025, l’espèce a été trouvée active sur seulement 32 points des 266 foyers connus. Cependant, il faut 7 ans d’absence pour affirmer que la population est définitivement éradiquée.
Le Mimule tacheté
La contamination de l’Our par cette espèce vient de son affluent, le Großweberbach. Comme l’espèce commence à coloniser bon nombre d’affluents de l’Our, en 2025 elle a fait l’objet pour la première fois d’une gestion (arrachage et bâchage).
L’Ecrevisse signal
En 2025, le Contrat de Rivière Moselle a réalisé le premier inventaire d’écrevisses signal dans le Bassin de l’Our. Au total, 21 ont été inventoriés sur le territoire du Contrat de Rivière révélant un total de 8 étangs privés colonisés par les écrevisses signal.
La Renouée du Japon
En 2025, 2 nouvelles populations ont été découvertes à Attert et dans la Vallée de l’Our durant l’année 2025
La Spirée
En 2025, 1 population a été découverte à Attert et 1 dans le bassin de la Haute-Sûre.
L’élodée de Nuttall
En 2025, 6 nouvelles populations ont été découvertes sur le territoire du Contrat de rivière.
Le Solidage
Seule une population dans le bassin de la Haute-Sûre a été découverte en 2025.
L’Aster
Seules 9 populations sont connues sur le territoire du Contrat de rivière. Aucune nouvelle population n’a été découverte depuis 2023.